The cars we drive say a lot about us …..

C’est l’histoire d’une nana qui a un rapport compliqué avec les voitures. D’une part, elle aime les grosses voitures (pour illustrer A QUEL POINT, la voiture de mes rêves, c’est celle-ci)(mais plutôt vert olive que blanche)(couleur Barbour, quoi)

mais d’autre part, c’est une écolo enragée. Alors oui, nous ne sommes au final que la somme de nos paradoxes, mais quand même. Ajoutez à cela le fait que désormais, je vis en ville, où il est toujours…. intéressant…de se garer, ET que je n’ai pas de thune pour acheter des voitures en bon état ET que j’ai zéro compétence en mécanique ET zéro intérêt pour l’affaire, ça nous donne une nana qui a une série de vieilles et grosses voitures qui ne roulent que très peu, polluent très beaucoup, coûtent très très beaucoup, et génèrent des conflits moraux et du stress à peu près constant.

Quand j’ai emménagé en ville, il y a bientôt quatre ans, j’ai décidé, pleine du bel enthousiasme des nouveaux départs, que nous nous déplacerions désormais à pied et à vélo, n’utilisant la voiture que lorsque c’était indispensable.
Je vous vois, au fond, ricaner, en disant “ouais on connaît la chanson, ça a du durer 2 mois à tout casser”. Et bien non, mauvaises langues, ça a duré bien plus longtemps. En fait, ça a duré jusque mars 2020, jusqu’à ce que la Fucking Pandemic s’en mêle. Et là, pour le monde entier, tout est parti en vrille.
Chez moi, cela s’est traduit d’abord par un arrêt de tous mes contrats, suivi d’une vague hystérique de “tiens, on n’a rien foutre de nos journées, si on apprenait l’anglais?”, mais avec un virage à 360° des supports et formats, donc avec du boulot de réorganisation jusqu’au milieu de la nuit, pour au final peu d’heures payées, et surtout, le tout avec le cul vissé sur une chaise et derrière un écran. Pendant 18 mois. Autant vous dire que la voiture n’a que très peu bougé pendant ce temps, et que mon cul ne s’en porte pas mieux. Du tout.

Et puis, un beau matin, en juin, je suis montée dans ma voiture, pour rejoindre une amie pour une balade en forêt (rapport à la taille de mon cul, et mon essoufflement chronique assorti). Et la Benz a rendu l’âme. Elle fonctionnait la veille, et puis là, plus rien. Je vous passe les détails techniques, mais en gros, ça coûtait plus cher de la faire réparer que ce que je l’avais payée 2 ans et quelques plus tôt.
Alors retour à la case “faut que j’achète une voiture mais je n’ai les moyens que d’une vieille croulante, et j’ai pas enviiiiiiiie de vivre avec une voiture parce que les voitures c’est le Mal Ecolo, et c’est trop cher blablabla”.

Et puis a germé cette idée folle, doucement, de ne pas la remplacer. En fait, je ne suis pas obligée d’avoir une voiture. Personne ne me force. Dans ma vie à ce moment-là, j’utilisais régulièrement la voiture. Mais une vie, ça se change. Je suis particulièrement bien placée pour le savoir, je l’ai fait plein de fois.

Alors j’en ai parlé autour de moi, pour voir si j’étais totalement folle, ou si finalement ça pouvait être envisageable de vivre sans voiture. Dans l’ensemble, on m’a répondu “oui, tu es totalement folle, et c’est pas envisageable voyons. Tu bosses, tu as des enfants, un chien à emmener chez le veto, de la famille et des amis à la campagne, des contrats partout dans la région, SPA POSSIBLE ENFIN.”

 

Du coup, je l’ai fait.

 

 

to be continued….

 

“Have you ever noticed that anybody driving slower than you is an idiot, and anyone going faster than you is a maniac?” —George Carlin

4 Replies to “The cars we drive say a lot about us …..”

  1. Hahaha ! J’ai beaucoup aimé la petite phrase finale, « Du coup, je l’ai fait. ». Oups ! Même si on en a déjà parlé, j’ai hâte de lire la suite. Geoffrey utilise la voiture pour le boulot, moi je l’emprunte un jeudi soir sur deux pour la chorale, parce que sinon, il me faudrait rentrer à 22h passée par des endroits où je ne me sentirais pas en sécurité. Mais j’essaie au maximum de tout faire en ville et d’éviter à tout prix la ZAC, qui m’obligerait à prendre la voiture. Et quand je prends la voiture pour y aller, j’essaie de rentabiliser au mieux le trajet, d’aller à plusieurs endroits de la zac pour pas avoir à y revenir de sitôt. Mais c’est sûr, ça demande une certaine organisation.

    1. Yes, mais c’est la preuve que si nous on y arrive, c’est possible. On n’est pas mieux ou plus douées que les autres (enfin, pas BEAUCOUP mieux hahahaha)

  2. […] en étions donc au moment où une fois de plus, je demande l’avis aux gens pour ne pas les écouter. En même temps, qui […]

  3. […] les épisodes précédents….. je décidais de passer de l’autre côté de la Force, et ne plus avoir […]

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