Hair – ou la quête du cheveu canon ET écolo….

Mes cheveux et moi, c’est une histoire loooongue et mouvementée, mais (presque) toujours fun. Depuis l’âge de 18 ans, je leur ai fait à peu près tout, du long, du court, des couleurs variées, allant du platine au noir ébène (c’était pour une soirée à thème, où je me suis déguisée en Louise Brooks, et j’ai fait ce que je croyais être une coloration qui partirait en 6-8 shampoings. Figurez-vous que le 6-8 shampoings, ça ne fonctionne pas sur une base naturelle blonde qui applique un Noir Presque Bleu. J’ai donc été bien bien brune pendant un bon moment) en passant par le cuivré flamboyant (et un rouge vif pas du tout prévu au programme, mais heureusement juste avant Halloween), 2-3 permanentes (qui faisaient peine à voir – mon cheveu refuse la bouclette obstinément), bref ; ils ont beaucoup souffert, mais ils ont globalement résisté, et puis je me suis assagie. Un peu. C’est-à-dire que je me suis rendu compte, en passant progressivement au bio, que c’était un peu contradictoire de refusant de manger des fraises aux pesticides mais coller des produits bien nocifs de façon très régulière, directement sur mon cuir chevelu, qui de plus est une zone qui absorbe apparemment particulièrement bien ce qu’on y applique.

 

J’ai alors envisagé de cesser toute activité de coloriage, mais avec ma base blonde cendrée qui est vite terne en hiver (je vis en Pluicardie, l’hiver est très très long), j’en ai eu vite marre que tout le monde me demande si j’étais malade/en burn out, ou si j’avais oublié de me laver les cheveux ?  grâce au combo gagnant teint d’endive-cheveux ternes.

Je savais bien qu’il y a des options plus ou moins naturelles, mais je n’y connaissais pas grand-chose à part les expériences rocambolesques des amies qui faisaient du henné. Et puis honnêtement, le henné m’a toujours fait peur, à cause du potentiel de sels métalliques et plomb dans sa composition, donc je n’étais pas super chaude pour me lancer.

Sur les conseils d’une amie, j’ai fini par me lancer dans les colorations Logona, trouvées en Biocoop, qui sont clean, et font un Cuivre Flamme pas mal du tout, et que j’ai arboré pendant un bon moment. Les points négatifs sont cependant que :
– ce n’est pas ultra facile d’appliquer sa propre couleur, on a tendance à en coller partout (et le cuivré est composé entre autres de curcuma, qui pourrit bien les lavabos/baignoires blanches – ça part cependant au percarbonate + eau bouillante),
– et puis ça prend pas mal de temps.
– La couleur dégorge au début, au lavage, et sur votre literie qu’il faut protéger dans un premier temps.  Dans mon cas, j’ai la chance d’avoir une bonne nature de cheveux, qui ne nécessitent qu’un lavage par semaine. C’est bien parce que ça me permet de garder la couleur lumineuse un bon moment, mais ça veut dire aussi que 2 shampoings, qui sont ce qu’il faut pour que la couleur arrête complètement de dégorger, ben c’est deux semaines. Donc une bonne semaine à protéger mon oreiller, parfois un peu plus, selon si j’ai bien rincé ou bof-bof.

 

Et puis à force de parler de tout ça avec mon Super coiffeur Super sympa, ben ça lui a donné l’envie et l’inspiration pour se lancer dans l’aventure aussi. Alors il est parti à la Ville, se former chez Biocoiff, et puis il a acheté tous ses produits qui sentent bien bon l’épinard (oui, la colo végétale, ça ressemble à, et ça sent le petit pot bébé à l’épinard – mais ça pue moins que le chimique !). Et bim ! un confinement en tournée générale ! Du coup, il nous a fallu attendre pour se lancer, mais dès que cela a été possible, je me suis précipitée, et j’ai fait le cobaye.

Mon verdict : c’est top. Complètement top. La tenue est excellente, les cheveux sont beaux, brillants, lumineux, la couleur est belle. On m’interpelle régulièrement sur la beauté de ma couleur et la brillance, donc c’est plutôt bon signe je trouve ! Ça ne dégorge pas, je n’ai plus besoin de protéger ma literie, c’est juste parfait. Pour les gens qui craignent de ne pas pouvoir retourner aux colo chimiques après (on a toutes entendu parler de ces personnes qui vont chez le coiffeur après un henné et se retrouvent avec les cheveux verts…), on peut faire le chimique puis le végétal puis le chimique etc, car le henné contenu dans le mélange ne contient pas de sels métalliques, responsables du Vert Surprise.


Le seul éventuel bémol pourrait être que comme c’est végétal ET bio, et qu’on ne peut pas éclaircir le cheveu sans oxydation, il n’est donc pas possible de faire du blond en bio végétal. Il y a 24 couleurs dans la gamme, et le coiffeur peut combiner les couleurs entre elles pour obtenir la nuance désirée, donc une palette tout de même bien large, mais pas de blond.

Et en deuxième point négatif, même si ce n’est pas vraiment très grave, c’est que cela ne se fait pas vite fait entre deux rendez-vous. Il faut compter 3 heures, entre l’application et surtout le temps de pause, sous un souffleur de l’enfer hahahaha (ne pas programmer ça en pleine canicule, c’est horriiiiiible). Perso, ça ne me dérange pas, je prends un livre et j’en profite pour lire tranquillement, sans personne qui vient essuyer son nez dans ma robe ou me demander un goûter.

Il y a d’autres salons à Compiègne qui proposent des offres semi-végétales, mais à première vue (après recherche sur l’Internet Mondial), il n’y a pas d’autre offre complètement végétale et bio. Alors si vous aussi, vous aimeriez bien avoir une crinière magnifique ET saine, ben vous savez ce qu’il vous reste à faire. Faut appeler Aurélien au Salon Aiguille. Il envisage également une transition de ses prestations chimiques traditionnelles vers du semi-végétal, afin de permettre à sa gamme d’être plus cohérente, mais continuer de pouvoir répondre aux besoins de sa clientèle non bio. En plus il est beau, et son salon aussi. Que demande le peuple ??!!

 

 

2 Replies to “Hair – ou la quête du cheveu canon ET écolo….”

  1. Fabulous article, almost tempted to dye my hair… almost!
    PS Love the photos 😍

  2. J’adore les colorations ! Et ça y est j’ai envie de m’en faire une de nouveau !

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