No water, no life

Vaste sujet que l’eau, sous toutes ses formes et tous ses usages essentiels à la vie. Si vous êtes comme moi, vous ne buvez pas assez d’eau, alors que vous savez pertinemment que c’est très important (le corps est composé à 2 000 000% d’eau, qu’il faut renouveler régulièrement blablablabla et le petit déjeuner c’est le repas le plus important de la journée blablablabla et faut toujours se démaquiller avant d’aller se coucher blablablabla).

 

 

Bref. Buvons. Mais quelle eau? On a le choix entre de l’eau en bouteille, ou l’eau du robinet, la plupart du temps. Certaines personnes consomment l’eau d’un puits ou d’une source, mais cela ne représentent pas vraiment la majorité des Français.

Pour ma part, il est inconcevable de boire au quotidien de l’eau en bouteille en plastique. Ça coûte cher, ça pèse le poids d’un âne mort, il faut aller en chercher tout le temps, et puis il semblerait qu’en moyenne une bouteille parcourt 300km pour arriver chez nous, elles sont souvent très mal stockées, dans des endroits trop chauds, ou en plein soleil, ce qui favorise +++ la migration du plastique dans l’eau. Et il y a régulièrement des (mini, curieusement) scandales lorsque des analyses révèlent que certaines marques vous vendent l’eau du robinet qu’ils ont mise en bouteilles plastiques rien que pour nous comme c’est gentil de leur part.

Il y a bien les bouteilles en verre, mais je n’en trouve pas souvent, et cela ne règle que l’histoire de la migration du plastique, et pas tous les autres sujets. Cela dit, lorsque j’achète (parfois) du Perrier, je l’achète en bouteilles en verre. Il a au moins le bénéfice de pouvoir être recyclé.

Certains magasins bio proposent également de l’eau en vrac, osmosée, plate ou gazeuse, et vous pouvez donc venir remplir vos bouteilles à leur distributeur. Les bouteilles que j’ai vues chez eux sont en plastique, je ne sais pas s’il est possible de venir avec des bouteilles en verre. A creuser! Mais ça pèse quand même lourd et c’est (évidemment) plus cher que l’eau du robinet.

Reste l’eau du robinet. En France, nous avons, pour la plupart des communes, accès à une eau potable et de qualité raisonnable. Pourquoi s’en priver? Ben parce que souvent, elle a un goût ultra chloré qui ne fait pas danser les papilles… Il existe cependant pas mal de solutions à cela, plus ou moins faciles et/ou efficaces à mettre en place.

* Les carafes filtrantes : elles ont eu énormément de succès lorsqu’elles sont apparues, mais force est de constater sur le long terme qu’elles ne tiennent pas vraiment leurs promesses. Le goût est parfois amélioré, mais elles nécessitent un changement rigoureux et régulier des cartouches si on ne veut pas polluer encore plus l’eau, avec des filtres qui finissent par relâcher tout ce qu’elles ont filtré pendant plusieurs semaines dans votre verre d’eau… Et la plupart sont de toute façon en plastique (et moches, ce qui perso ne me plaît pas. C’est pas parce qu’on est écolo qu’on doit sacrifier la beauté).

* les morceaux de charbon actif ou les perles en céramique : il semblerait que cela ne change pas grand chose à la qualité de l’eau, mais qu’ici aussi, il faille être super rigoureux avec les délais.

* la version la plus simple, en ce qui me concerne : laisser décanter l’eau du robinet dans une bouteille ouverte toute une nuit au frigo. La plupart du temps, cela suffit à ce que le goût se dissipe. Et si ce n’est pas suffisant, on peut également aromatiser l’eau avec des herbes (menthe, basilic, thym, romarin, etc) ou des fruits (citron, orange, épluchures de pomme, gingembre frais, fraises ou framboises, etc), ou même un mix. C’est très efficace, cela masque le goût du chlore si le passage au frigo n’avait pas suffit, et c’est agréable et désaltérant.

 

 

Reste le problème de l’éventuelle qualité de l’eau. Ici dans l’Oise, selon la carte de Que Choisir, on serait parfaits (ça va sans dire, voyons). Cependant, il semblerait que d’une part, les analyses “classiques” ne recherchent pas tous les polluants, mais seulement certains. Elles ne prennent pas non plus en compte “l’effet cocktail” des traces diverses trouvées dans l’eau, cumulées avec les 250 millions de trucs toxiques que nous ingurgitons au quotidien. Et puis, simple question de bon sens, les analyses et surtout les rapports prouvent la non-toxicité de l’eau à l’instant T. Perso, je ne lis pas de rapports sur la qualité de l’eau chaque semaine, et pourtant tant de choses peuvent affecter ladite qualité, d’une semaine sur l’autre. Lors des périodes d’épandages agricoles, par exemple, j’imagine que les nappes situées sous les terrains agricoles sont un peu plus affectées que lorsqu’elles ne sont pas soumises à ce processus? Les derniers résultats que j’ai pu trouver sur internet remontent déjà à quelques années, donc ne sont pas très récents. Quid de ce qui s’est passé dans le réseau de mon eau du robinet depuis 2014?

J’avais lu également il y a quelques années des rapports d’une association locale, le ROSO, qui tirait la sonnette d’alarme sur la qualité de l’eau dans le secteur, particulièrement du taux de nitrates relevé. Il me semble qu’ils sont indépendants, locaux, et du coup ils sont eux-mêmes directement affectés par la qualité de notre eau.

 

Tout ça pour revenir à mon point de départ, l’eau est un vaste sujet. J’ai l’intention de continuer de creuser, étudier le sujet, par exemple me renseigner sur les systèmes de filtration plus sophistiqués, type Berkey et autres. Cela fera probablement l’objet d’un ou plusieurs autre(s) article(s). Ouais, en 2020 on ne m’arrête plus, j’ai un calendrier et planning de publication prévu sur l’année entière, ça va fumer sur mon clavier!

 

Je vais boire un verre d’eau pour ma peine. Bis bald, les gens.

 

 

3 Replies to “No water, no life”

  1. Comme toi, je laisse mon eau dans une carafe ouverte toute la nuit ou au moins quelques heures, et ça ne sent pas (à mon goût). Sinon, je mets en effet une feuille de menthe, ou basilic, selon la saison. Ma sœur utilise un système de filtrage dans un contenant assez beau, dont le nom m’échappe présentement. Elle est super sensible au goût et aux odeurs, il lui est donc apparemment impossible de supporter l’eau du robinet telle quelle.
    Pour les billes en céramique, c’est comme pour l’argile en effet : ça pompe les impuretés, mais au bout d’un moment (indéterminé, en fait, et c’est bien le problème), ça relâche tout. Je reste dubitative.
    Je te tiens au courant pour le filtre de ma sœur.
    Voilà, je suis à jour dans ma lecture de tes publications, alors c’est pas pour te mettre la pression (en fait, si), mais j’attends la suite ! 😉

  2. Sinon, voilà ce que dit le ministère pour l’eau à Compiègne : https://orobnat.sante.gouv.fr/orobnat/rechercherResultatQualite.do
    Ceci étant, j’avais quand même un avis dans mon immeuble qui disait qu’il ne fallait surtout pas utiliser l’eau du robinet pour les nourrissons. Ça m’avait refroidie, malgré mon grand âge.

  3. Alors là super sujet ! Je me suis penchée sur le sujet des carafes (il y a du plomb dans l’eau de Montréal.. chic !) et il fait d’une part changer le filtre tous les mois en moyenne (donc coûteux) sinon le filtre non seulement relargue les déchets et en plus devient un petit nid à moisissures et autres trucs sympatiques. Une étude à aussi montré qu’une eau de carafe filtrée se retrouve souvent avec pkus de bactéries, virus et agents toxiques de part sa mauvaise utilisation… et que l’eau qu’elle procure elève certes certains métaux toxiques etc mais aussi toutes les bonnes choses que l’eau du robinet peut apporter de bon. Du coup chez nous on reste au robinet… en priant que la ville change vite les canalisations…

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