But first, coffee

Il y a quelques années, avant de devenir une écolo bobo bio, j’avais une machine à café de George Clooney.  Malheureusement, George n’a jamais été livré avec la machine, il a du se perdre en route, et puis de toute façon, je ne buvais pas de café, c’était au final un reliquat d’une autre vie.
Alors j’ai bien regardé ma Machine à George, et je me suis dit qu’elle prenait de la place, et puis qu’elle ne servait que très peu, mais que par contre les capsules me coûtaient un rein pour faire plaisir à mes invités, leur recyclage théorique me laissait déjà à l’époque dubitative, et ça demande de l’organisation et de débloquer une certaine somme à chaque fois qu’il faut commander de nouvelles capsules.

J’ai donc décidé de me débarrasser de ma Machine à George, et je l’ai donnée à ma belle-sœur. Mais il n’était tout de même pas question de ne plus avoir de café du tout à offrir aux buveurs de café. J’ai étudié les options, en me posant la question de la durabilité, le prix (achat et recharges), la qualité, et l’aspect final des déchets et/ou du recyclage. Après ces études poussées (si j’avais mis autant de sérieux à l’époque où on m’enseignait la physique à l’école….ben ma vie serait sûrement tout à fait autre aujourd’hui. Mais là n’est pas le propos, hein), j’ai déterminé que la cafetière à l’italienne était la meilleure option. En effet, les VRAIS Buveurs de Café disent tous que le café fait à l’italienne est excellent. L’appareil est en métal, ce qui me paraissait plutôt une bonne chose, seule la poignée est en plastique. Le fonctionnement, une fois qu’on m’a montré, est simple, il suffit de mettre du café et de l’eau et mettre le tout sur le gaz et faire chauffer, puis servir. Ah et puis, cerise sur le gâteau, mon frère en avait une dans un carton, qu’il n’utilisait pas, donc on n’a pas trouvé mieux en matière de prix que quelque chose de gratuit.

 

 

J’ai utilisé ce système pendant un bon moment, puis je l’ai fait tomber par terre, et le pas de vis qui permet d’assembler les deux parties de la cafetière a été endommagé, et je n’arrivais plus à la resserrer correctement. Entretemps, j’avais appris que souvent ces cafetières sont en alu, matière plus que discutable pour la santé. Et il faut admettre que le système ne permet pas de “faire un café vite fait”. Je faisais généralement bouillir l’eau dans ma bouilloire au préalable, mais du coup ce n’était pas toujours pratique.

Donc au moment de la remplacer, j’ai décidé que j’allais reprendre mes études et trouver mieux. Mieux, c’est la cafetière à piston (French press en anglais). On met un peu de café moulu dans le verre, on verse de l’eau bouillante, on attend un peu avant de presser le marc au fond du verre avec la presse, et roulez jeunesse! J’ai un petit modèle, pour une quantité d’un mug environ, et un grand modèle, qui correspond à 3 mugs à peu près. Le café, selon les VRAIS Buveurs de Café, est un peu moins bon qu’à la cafetière à l’italienne, mais quand même très bon. L’élément qui je pense fait une vraie différence de qualité, c’est tout simplement la qualité du café.

A ce sujet, j’ai décidé d’arrêter d’acheter du café industriel, et comme je ne vais plus que très rarement au supermarché de toute façon, ce n’est pas pratique. J’achète donc mon café à la brûlerie (la Brûlerie Cour le Roi sur la place de l’Hôtel de Ville à Compiègne) directement, chez qui j’ai acheté deux boîtes à café également, que je fais remplir directement sur place, ainsi que mes boîtes à Earl Grey et Lapsang Souchong. La qualité du thé et du café est incomparable avec l’espèce d’infâme substitut enveloppé de papier jaune ou les paquets sous vide avec une mémé sur le devant qu’on nous vend dans ce pays. A chaque fois que je reviens de la brûlerie, je me shoote à l’odeur de mes boîtes, pourtant fermées, pendant plusieurs heures.

 

Alors oui, ça demande un peu de réflexion préalable, il faut que je prenne mes boîtes pour y aller, et oui, c’est probablement plus cher qu’en supermarché. C’est juste PAS DU TOUT la même chose, d’une part, et puis ça permet de participer à faire vivre des commerçantes locales, passionnées, et qui ont énormément de choix à proposer, que ce soit pour le thé ou le café, mais aussi les tasses, théières, cafetières, tasses isothermes en inox pour les goûters de mes enfants, petits gâteaux, bref, c’est une véritable caverne d’Ali Baba. Depuis qu’elles ont investi également la boutique d’à côté, je n’ai plus besoin d’arrêter de respirer de stress à l’idée que mes enfants vont détruire un rayon entier de porcelaine fine, on y est plus à l’aise, et on y trouve mieux ce qu’on cherche.

Ah, et puis quand j’ai cassé le verre de ma petite cafetière à piston, j’ai craint devoir racheter une machine complète, ou alors devoir commander le verre sur internet. Que nenni, elles vendent les verres de remplacement également, je suis repartie avec mon verre neuf, du café, et le sentiment que tout est bien dans mon monde (oui, rien que ça. Il me faut pas grand chose, voyez-vous).

 

Peut-être y a-t-il mieux, plus écolo (comme arrêter de boire du café, par exemple), meilleur rapport qualité/prix, mais j’ai trouvé ce qui me convient aujourd’hui. Et puis de toute façon, George n’est pas tant ma cup of tea (oui, bien entendu, s’il frappait à ma porte, je le ferais dormir dans la baignoire)

 

 

 

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